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La boutique du bijoutier Georges Fouquet (reconstitution)La boutique du bijoutier Georges Fouquet Souhaitant renouveler l’art de la joaillerie, vers 1900, le bijoutier Georges Fouquet fait appel à Alphonse Mucha (1860-1939). D’origine tchèque, Mucha s’est fait un nom à Paris en réalisant une série d’affiches pour Sarah Bernhardt. Il y a imposé son goût pour les arabesques, les motifs entrelacés : enroulements de chevelures dénouées, foisonnement de plis soyeux, de fleurs et de tiges stylisés. Encouragé par le succès des bijoux dessinés par Mucha, Fouquet lui confie la décoration de son nouveau magasin, 6, rue Royale. Dans ce lieu, consacré à sa parure, la femme est partout présente. Diaphane sur les vitraux, plus sensuelle dans la sculpture de la façade, réalisée par l’orfèvre Christofle. Mucha a contribué à créer un nouveau type féminin en partie inspiré par Sarah Bernhardt : il triomphe sur les affiches comme sur les agrafes de corsage. La nature, je l’étudie constamment. Il n’y a pas une plante, une fleur, un brin de vie qui ne soit pas plein de suggestion. Cette déclaration de Mucha, souligne ses liens avec ses contemporains Hector Guimard et Émile Gallé. Feuillages, fleurs et boutons végétaux ornent les colonnes et boiseries, les frises, les meubles et jusqu’aux appliques lumineuses. Le vitrail joue un rôle important dans les décors Art nouveau : les verres irisés de la façade en offrent un exemple raffiné. Depuis le début du XIXe siècle, les échanges entre le Japon et l’Occident se sont multipliés provocant un véritable engouement pour l’art extrême-oriental. Compositions " japonisantes ", décors de pivoines, chrysanthèmes, nénuphars se retrouvent chez nombre d’artistes européens. A ce répertoire appartiennent les fleurs flottant sur l’étang que dominent les magnifiques paons, motifs particulièrement en vogue. |
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